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Clairelise May Chobelet - Artiste Peintre, Plasticienne, Pédagogue |
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ClaireLise May CHOBELET, peintre.
Elle est peintre avant tout, et puis aussi pédagogue. C'est une seconde nature. Elle possède le don de la transmission de ses acquisitions artistiques, et les progrès remarquables de ses élèves la ravissent et l'émeuvent. Le terme de "plasticienne" convient à définir son travail mais lui parait trop "à la mode".
Le lien entre ces sujets ? L'ondulation des vagues et des collines avec la sensualité délicate des nuages que l'on retrouve sur un visage ou dans la courbe d’une hanche.
On est en Normandie, au Havre, devant la façade de briques blondes et ocre d’une maison toute semblable aux autres. On franchit le seuil. L’escalier craque sous nos pas. Le ciel est présent sur les murs, sur les petites toiles carrées ponctuées par les cirrus et cumulo-nimbus. Encore un étage, et les toiles jonchent les marches ou recouvrent les murs de la cage d'escalier, à la manière des ateliers du XIXe siècle. Des pots fumants et des bols empilés sur de longues toiles kakémono achèvent d'étonner le visiteur qui se demande si l'auteur de ce travail est la même personne, tant les sujets sont différents. La voix de Marcio Faraco -chanteur Brésilien de bossa nova- nous guide jusqu’à l’atelier, comme l’odeur d’un gâteau sortant du four… On pousse une porte portant un petit panneau émaillé "entrée des artistes" annonce la couleur. Clin d'œil d'humour complice aux élèves des stages de peinture et dessin. L'atelier immaculé est baigné de soleil et nous dévoile ses premiers secrets : visages peints et corps drapés sur le thème de "l'Homme Universel", celui de tous les continents, parfois androgyne et toujours sans artifice. Sur des étagères, au milieu des livres d'art, des modelages en terre cuite de femmes endormies se cachent derrière une sellette sur laquelle sèchent de petits bustes d’enfants en argile. Des toiles, des dessins sur les murs, croquis pris sur le vif dans un train, un concert de musique, un déjeuner dominical, des vacances familiales, pages arrachées de son carnet de croquis qui la suit partout. Elle dessine tous les jours, tout, n’importe quoi, avec le premier outil qu'elle trouve au fond de son sac : stylo bille, crayons graphite, pierre noire. ClaireLise Chobelet entre dans l’univers pictural figuratif dans les années 80. Elle s'oriente vers des études en Ecole de Commerce après avoir tenté d'entrer aux Beaux Arts de Lyon, (France) dont elle est originaire, à 15 ans. Trop jeune et sans préparation, elle renonce provisoirement à ce rêve, qui va la rattraper très vite. A 20 ans, par les chemins détournés, elle retrouve cette passion débordante qu’est la peinture et le dessin aux cours du soir de l’école des Beaux-arts de Lyon, dans l’atelier du maître Paul Clair. Une longue amitié nait avec Catherine Feuillet, peintre et modèle, qui expose et enseigne toujours aujourd'hui à Lyon. Après avoir rencontré l'homme avec qui elle partage sa vie, elle s'installe en Normandie et s'inscrit aux cours du soir de l’école d’Art du Havre, dans les classes des peintres Jean Maufay et François Martin. A l’heure où beaucoup de peintres de sa génération se tournent résolument vers l’abstraction lyrique, elle récuse les oppositions hâtives des amateurs de dernière mode. Toutefois la liberté de touche dans l’œuvre de Nicolas de Staël, Whistler, Alechinsky ou Gouast la fascine. Les influences sont diverses et variées : son travail l’emmène parfois à la frontière du réel. Pendant des années, elle sentait confusément trop de "bavardage" dans ses tableaux : « S'efforcer d'inscrire moins de détails narratifs, pour laisser place à l’imaginaire du spectateur. Savoir s'arrêter, voilà ce qui est le plus difficile à appréhende pour le peintre ou le sculpteur. »
2000 > Le modelage s'impose avec les cours de la sculptrice Liliane Gutierrez dont les sculptures en terre cuite l'émeuvent au plus haut point. C'est toujours ce sentiment qui la guide dans ses choix artistiques.
2003 >
2004 > elle découvre l'œuvre de Hanneke Beaumont : des sculptures d'hommes, deux fois grandeur nature, dans des attitudes d'une sobriété déconcertante. 2005 > Gabrielle devient sa muse, après une furtive rencontre lors d'une balade à la plage du Havre. Gabrielle vient poser dans son atelier et une complicité s'installe, à demi-mot. C'est le début d'une recherche picturale intitulée "Homme" qui est toujours au cœur de son travail actuel. Un Homme Universel, parfois androgyne, issu de tous les continents, un personnage énigmatique qui porte une étoffe enveloppant son mystère. L'observateur s'y projette, tente de deviner… Rien d'autre n'est à découvrir que sa propre émotion face à ce personnage qui marche vers l'avenir.
Clairelise Chobelet considère que la transmission de ses connaissances fait partie intégrante de son travail de peintre. Elle sait que l'activité artistique est un outil puissant d'expression et de développement personnel et un vecteur de libération et de transformation. En 13 années d'enseignement, elle a bâtit une pédagogie dont les sources sont le ressenti, l'intuition et le potentiel que chacun possède, même si parfois tout semble enfoui, voire oublié … La reconnaissance des potentiels individuels est le fondement de toute acquisition. Elle estime que l'épanouissement et la reprise de confiance en la créativité passe par le respect du rythme de chacun et la pluralité des niveaux au sein de chaque atelier.
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